Lynfo-42 Tarif en sup

« La santé n’a pas de prix », mais qui en paie le coût ? » (n°3)

42-chambre clim ou rueC’est une inégalité entre malades méconnue et pourtant bien réelle : d’un établissement à l’autre, le prix d’une journée d’hospitalisation peut aller du simple au sextuple, indépendamment de la qualité des soins. La facture dans un service de médecine peut varier selon les établissements, de 50 € à 500 € par jour ! En service d’oncologie de 500 € à 1 735 € voir bien plus dans le privé. Le prix de journée de la spécialité la plus coûteuse tournerait autour de 5.300 € !

1 milliard d’euros : c’est le montant « surfacturé » par l’hôpital public aux patients ou à leurs complémentaires, au titre des frais de séjour. A ce tarif il convient d’ajouter le forfait hospitalier journalier à 18 € restant à la charge du malade ou de sa mutuelle.42-Chambre évasion

Comme si cela ne suffisait pas, une autre technique, mise en oeuvre un peu partout : la facturation de la chambre particulière. Même si son prix (55 € au CLB) n’a rien à voir avec celui du privé (151 €), nombre d’hôpitaux en tirent des recettes importantes (12 millions d’€/an pour les HCL). Dans certains établissements, les chambres individuelles représentent désormais jusqu’à 90% des lits. Un indéniable confort pour les patients, que l’hôpital cherche à rentabiliser à tout prix.

Les dépassements d’honoraires des professionnels de santé libéraux représentent un total de 7 milliards d’euros,  (+9% en deux ans) rien que pour les seuls médecins spécialistes. Cette partie des tarifs non remboursée par la Sécu, ont flambé et ce, malgré la crise. Cela a rallume chaque fois la polémique entre les syndicats de médecins et l’Assurance-maladie.

Le Centre Léon Bérard est un établissement privé à but non lucratif, d’intérêt collectif. Tous ses médecins à temps plein sont salariés de l’établissement et ne pratiquent pas de dépassements d’honoraires, selon les indications portées sur son site internet.

Lynfo-39 Tarif qui valse

39-La santé n'est pas une marchandise

« La santé n’a pas de prix », mais qui en paie le coût au prix fort ? 

(n°1)

C’est ce que rappelle la Cour des Comptes dans son rapport annuel en affirmant que la crise a bon dos et ne peut expliquer à elle seule le trou de la Sécu. Et de donner des chiffres sur une consommation de médica39-Médicament-à-proscrirements de +36 milliards d’€uros, une dépense remboursée par l’assurance maladie de 26,8 milliards d’€ etc.

Certains trouvent normal en ces temps de crise de faire toujours plus de profits sur la Santé. D’autres penses anormal … d’avoir des écarts de prix du médicament aussi important, de 1 à 3, voire même de 1 à 4 pour certains comme l’aspirine UPSA Vitaminée. Pour éviter de tels écarts, il faut avant tout réglementer la stratégie commerciale des laboratoires, et éviter par exemple que pour une même boîte de médicament, le prix d’achat pour une petite pharmacie soit plus élevé que le prix de vente pour la grosse !

Après chaque chimio, il m’est prescrit un traitement efficace anti-nausée et vomissements, dont j’ai pu constaté que le prix varie d’une pharmacie à l’autre : ainsi le kit de traitement « EMEND » de 3 gélules a augmenté de 10.40 % d’augmentation (68.64€ le 08/06/2013 contre 75.78€ le 28/06/2013) pour ce produit de même référence 3400936351189 et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. La pilule a du mal à passer ! Elle laisse le goût amer de se faire pigeonner et pomper en toute légalité, en toute liberté « des prix » ! 39-pompe à fric shadoksOu faut-il opérer ?

– Lobbying de l’industrie pharmaceutique et des laboratoires,

– Manque de transparence laissant le champ libre aux intérêts financiers,

– Gros écarts de prix des médicaments inacceptable,39-Défendez-vous

– Essoufflement des génériques qui rencontrent l’opposition des labos,

– Critères de fixation des prix trop flous, prescriptions mal maîtrisées …