Lynfo-85 UN TOIT

… BIEN SE LOGER POUR BIEN TRAVAILLER !

C’est le sens de mon intervention effectuée au nom de mon organisation lors d’un dernier Conseil d’Administration. Pour savoir ce qui a motivé mon vote, clic sur > la déclaration faite à l’Office d’Aménagement et de Construction (Opac du Rhone).

« Le congrès HLM auquel j’ai participé a validé la disparition progressive du modèle social que représente le logement social dans notre pays et ceci au nom de la lutte contre les déficits publics« 

Dorénavant les organismes HLM autofinanceront de façon très importante la construction du logement social compte tenu du désengagement financier de l’Etat. Ce sont 600 millions d’euros par an au lieu des 250 millions actuels qui seront ponctionnés sur la trésorerie des organismes de 2015 à 2018 soit au total 2,4 milliards d’euros pour construire et réhabiliter une partie du patrimoine HLM.

Dans le même temps 400 millions d’avantages fiscaux en 2015 sont accordés par le gouvernement  aux investisseurs pour faciliter la construction de logements privés, sans contrepartie sociale, et qui seront loués à des prix prohibitifs. Lorsque l’on a de faibles revenus, il devient difficile voire même insurmontable de se loger. L’inverse est aussi vrai : La crise du logement impacte un marché du travail en difficulté.

85-loyerC’est la première fois que dans notre pays les organismes HLM vont financer des logements sociaux à un niveau supérieur à celui de l’Etat. Cette décision est lourde de conséquence pour le logement social et pour toutes les familles aux revenus modestes logées par l’Opac qui se voient spolier de sommes considérables auxquelles ils ont contribué notamment par leur loyer.

Mais comment peut-on imaginer relancer la construction avec toujours moins de moyens ? C’est une aberration. Pourtant il existe des solutions qui permettraient de relancer la construction de logements sociaux dans notre pays, notamment en privilégiant le logement public et non pas le privé.

Dans l’intérêt des familles les plus modestes, n’acceptons pas un tel avenir !

Je profite de la trêve hivernale qui interdit toutes les expulsions (la veille du 1er novembre jusqu’au 31 mars) – même si il y a une décision de justice – pour aller observer les questions du logement et les « favelas » du Brésil …

… A l’invitation du Padré Carlos qui pour finir sa tournée européenne sera à Bron mardi prochain où nous prendrons le repas ensemble chez Babeth avant notre départ pour Bélem. Je serais donc absent une quinzaine de jours de jours et peut-être de retour, pour les fêtes de fin d’année !