Lynfo-135 JUSTICE SOCIALE

A la RECONQUÊTE des VRAIES VALEURS

Discours sur la Constitution d’une République Démocratique

« … Et c’est reparti ! Les vieilles rengaines du pouvoir affolé par le mouvement social des gilets jaunes, essaie d’expliquer qu’il doit faire preuve de pédagogie – avant on parlait de communication – pour faire passer ses mesures visant à consentir des sacrifices !

Quel mépris ! Les classes populaires auraient besoin d’être mieux éduquées dans les règles de l’art de la pédagogie. On s’en souvient, c’était déjà le cas lors du mouvement contre les réformes successives des retraites, contre la casse du Code du travail ou de la Sécurité Sociale, lors de la lutte des cheminots … aujourd’hui la listes des revendications va bien au delà du prix de l’essence, on peut lire : « zéro SDF : urgent … Smic à 1 300 € net … que les gros (McDO, Google, Amazon, Carrefour …) paient gros et que les petits (artisants, TPE PME) paient petit … pas de retraite en dessous de 1 200 € … etc.

La vie politique française n’est pas un long fleuve tranquille… d’élections en manifestations, notre peuple bouscule tout … Les Présidents de la République qui faisaient auparavant plusieurs mandats de 7 ans, ne peuvent faire aujourd’hui qu’un mandat de 5 ans, 3 ans, éliminés par la colère populaire et ne pouvant même pas se représenter. La politique du gouvernement n’aura pas attendu deux ans avant de se retrouver face à une colère qu’il ne veut comprendre ni prendre en compte !

Mais comment reconstruire une issue politique progressiste ? Les propositions des gilets jaunes transmises aux députés sont utiles au débat. Qu’ils soient en mouvement ou en jonction[1] avec les gilets jaunes, les partis politiques, les syndicats retrouvent leur enracinement populaire.

Toutes les forces progressistes issus de divers horizons, républicaines et écologiques, citoyens ordinaires, électeurs, militants, responsables, ne laissons pas la démocratie en danger, notre République menacée, fatiguée …

Tous ceux qui veulent résister aux politiques antisociales et antidémocratiques du système actuel, tous ceux qui veulent défendre la vie démocratique et redonner la France des régions, des métropoles, des communes à leurs habitants, les gilets jaunes, les drapeaux rouges, les blouses blanches, les cols bleus, les précaires, les chômeurs … ont intérêt de s’unir pour faire reculer le pouvoir … de l’argent !

Refusons les récents basculements dans les violences. Une société qui propose la course au « fric » et le « chacun pour soi » est un cadeau offert à l’obscurantisme.

« … Si nous voulons la République, attachez-nous au peuple, et ne faisons rien que pour lui ; la forme de son bonheur est simple, et le bonheur n’est pas plus loin des peuples qu’il n’est loin de l’homme … » Saint-Just, Discours sur la Constitution de la France, 1793

Essayons de défendre notre République, pour qu’elle assure les droits au logement, à la santé, à la culture, à l’éducation, à l’environnement, à la justice et la laïcité … Restons convaincus que non seulement tout est toujours possible, mais que tout reste à faire, à bâtir ensemble. Epris de liberté, d’égalité et de fraternité, dressons-nous contre la liquidation de toutes les conquêtes sociales et politiques !

Rejetons les politiques qui bornent leur horizon au respect du seul taux de croissance. Les finances publiques sont un moyen, et non une fin en soi

Sans passé, sans 1789, sans 1848, sans la Commune, sans 1936, sans le CNR et Les Jours heureux, sans 1968 … pas de futur. Toutes les renaissances sont des ressourcements. Ceux qui ont oublié n’ont pas d’avenir. Qui sème la misère récolte la colère !

Nous sommes un des pays d’Europe où le plus de richesse est produite. La soumission à la mondialisation libérale réduit le citoyen au consommateur. Dans ce pays comme ailleurs, il n’y aura pas de renaissance sans une réappropriation de l’histoire.

La République est fatiguée, la République est menacée, nous devons absolument la réinventer. »

« Non les fâchés fauchés ne sont pas des fachos »

A la santé de la Démocratie. Gégé

[1] « J’ai vu ce 1er décembre 2018 les images de la jonction des gilets jaunes et des gilets rouges de la CGT … C’est indéniable : les questions sociales sont clairement au cœur de toutes les mobilisations« , la jonction avec les structures syndicales est un acte fort et souhaitable si chacun respecte l’indépendance du mouvement … » …

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Lynfo-134 RETRAITE

par POINTS : C’EST NON !

La réforme des retraites, qui s’annonce être la plus importante du quinquennat, vise également à mettre fin aux 42 régimes de retraite actuels pour les remplacer par un système unique de retraite par points.
Aujourd’hui, 95% de notre système de retraite fonctionne par répartition, cela signifie que les cotisations du moment financent les retraites du moment, et que ces cotisations constituent les futurs droits à la retraite. Ce système collectif a pour principe la solidarité entre les générations, sa qualité principale étant sa sécurité, le financement reposant sur la masse salariale globale.

SYSTEME UNIVERSEL de RETRAITE par POINTS : C’EST QUOI ?

Le salarié cumule tout au long de sa carrière professionnelle des points acquis en fonction de la valeur d’achat du point : le montant de la retraite est alors déterminé en multipliant l’ensemble des points accumulés par la valeur par la valeur du point au départ en retraite.
Calendrier prévu par le gouvernement : Avril à Déc-2018 : discussions avec les syndicats ; Déc-18 à Juin-2019 : processus législatif ; Juillet/aout-19 : adoption de la réforme. Rien n’est inéluctable, nous saurons tous ensemble faire face à la volonté du gouvernement et de patronat avec détermination.
Commentaires : Qui décidera de la valeur d’achat et de liquidation du point ? Le gouvernement, en fonction des aléas économique ! M. Delevoye, en charge des discussions avec syndicats … n’a-t-il pas déclaré : « Le vrai sujet c’est que le système de demain soit adaptable aux périodes de tempêtes soit aux périodes de croissance … et que nous puissions avoir cette capacité d’adaptation ». Ce qui signifie en clair que la valeur du point au moment de la liquidation pourrait varier, d’année en année en fonction des conditions économiques. Il n’y a plus dans ce système de montant garanti des retraites, le gouvernement fixant régulièrement la valeur du point.
Cela est contradictoire aux attentes des salariés et l’exigence d’un maintien de niveau de vie, donc de leur pension, d’un départ à la retraite à l’âge de 60 ans avec la reconnaissance de la pénibilité par un départ anticipé.

Calcul de sa retraite sur l’ensemble de sa carrière intégrant périodes de chômage, petits boulots, formation, temps partiels, congés maternité … COMMENTAIRES
Si le calcul se fait non plus sur les 25 meilleures années, mais sur l’ensemble de la carrière, le montant de sa retraite sera mécaniquement plus faible.

RETRAITE

par POINTS

Conséquences ? Exempe pour un employé du privé
AVANT la RÉFORME
Calcul de sa retraite
sur les salaires
des 25 meilleures années
APRÈS la RÉFORME
Calcul de sa retraite sur l’ensemble de sa carrière intégrant périodes de chômage, petits boulots, formation, temps partiels, congés maternité …
COMMENTAIRES
Si le calcul se fait non plus sur les 25 meilleures années, mais sur toute la carrière, le montant de sa retraite sera plus faible

Exemple

pour la pension d’un fonctionnaire

Calcul de sa pension sur le traitement des
6 derniers mois
Calcul de sa pension se ferait sur l’ensemble de sa carrière intégrant elle aussi périodes de chômage, petits boulots, formation, le temps partiel, les congés maternité …
La retraite par points appliquée aux fonctionnaires entrainerait, en plus d’une chute drastique du montant de sa pension, un coup porté à son statut !
Exemple

pour la retraite d’un

cadre du privé

Avec le régime complémentaire AGIRC-ARRCO, un cadre cotise jusqu’à 8 fois plus qu’au régime de base : le plafond de salaire pour les cotisations est de 26.500 €, ce qui lui permet de doubler en moyenne sa retraite
Le plafond de salaire pris en compte pour les cotisations serait de 10.000 €, soit 16.500 € de moins qu’aujourd’hui.
Pour conserver une retraite équivalente, il faudra qu’un cadre s’en remette à la capitalisation avec tous les risques que cela implique, notamment comme aux Etats-Unis (*) lors de la crise des « subprimes » … que la retraite ne soit pas versée.
Aux Etats-Unis, les pensions ne sont pas uniquement financées par les cotisations des actifs. Placées sur les marchés financiers, les sommes récoltées sont censées générées des rendements suffisants pour assurer les vieux jours des salariés. Mais le système dépend à la fois des aléas boursiers, et au fait qu’il a été échafaudé sur des projections pour le moins fantaisistes qui fait que les retraite ne peuvent plus êtres financées …
> Espérance de vie prévue pour les femmes 88,4 ans en FR contre 81,2 ans aux EU
>Espérance de vie prévue pour les hommes 83,3 ans en FR contre 79,5 ans aux EU
A l’origine du phénomène, le vieillissement de la population, évidemment. Mais aussi la tentation d’une financiarisation débridée de la gestion … lancée dans des investissements de plus en plus spéculatifs, promettant de juteux rendements dont les performances n’ont pas été au rendez-vous.
En France, experts et dirigeants politiques de droite expliquent que notre système Sécurité Sociale de retraite par répartition est à bout de souffle, qu’il prend en charge tout le monde et qu’il est grand temps de recourir comme les américains à des fonds de pension (pour ceux qui ont les moyens de se payer une retraite par capitalisation).
« Pour remédier à l’insolvabilité, il n’y a que 3 solutions douloureuses : augmenter les impôts … la pression fiscale est telle que cela paraît peu envisageable ; relever les cotisations … dans un conteste de quasi-stagnation des salaires, la mesure serait impopulaire ; réduire drastiquement le montant des pensions, option qui menace les retraités de paupérisation accélérées. Finalement, le système de retraite par répartition français n’a peut-être pas que des inconvénients, conclue l’auteur de cet article lu dans le Monde ».
Si vous êtes dans la majorité des retraités qui n’ont pas d’exonération, vous risquez de sentir passer l’augmentation de la CSG (-1,7 point prévu au programme d’E. Macron) pour compenser les baisses de cotisations salariales en piquant dans le porte-monnaie des retraités, baisse des pensions à la clef ! La CSG rapporte aujourd’hui 99 milliards d’euros à l’État, beaucoup plus que l’impôt sur le revenu. La baisse des pensions est de surcroît très inégalitaire puisqu’elle affecterait plus les femmes que les hommes, celles-ci cotisant moins en raison des inégalités de salaire dont elles sont victimes pendant leur carrière. Une baisse que Macron admet implicitement en annonçant que « sans que cela ne revienne plus cher aux employeurs, nous réduirons les cotisations payées par les salariés … nous aiderons les entreprises à embaucher en baissant les cotisations employeurs…nous réduirons leurs charges ». Voilà qui serait fâcheux dans un système où le montant de la retraite serait proportionnel à la cotisation. Diminuer le financement des retraites alors que l’évolution démographique atteste d’une augmentation du nombre de retraités, cela signifie sans ambiguïté … la baisse des pensions.
L’âge de départ à la retraite cesserait ainsi d’être un droit et chacun pourrait partir avant 62 ans sans une retraite complète. Ce qui lui permet d’annoncer : « Nous ne toucherons pas à l’âge de départ à la retraite ». Pour la Cgt, la transparence politique en matière de retraite devrait se résumer à un niveau de pension minimum calculée à 75 % du salaire des meilleures années de carrière, accessible à un âge déterminé pour une carrière complète à 60 ans, l’évolution des pensions au même rythme que les salaires pour que les pouvoirs d’achat des actifs et des retraités évoluent de la même façon. Ces trois propositions fondent la solidarité entre les générations qui est le socle de notre système de retraite Sécu et qui a fait largement ses preuves depuis 1945. Tout le reste n’est qu’enfumage ou mystification …

Lynfo-132 MAI 1968-2018

PRINTEMPS SOCIAL, CA CONTINU ! Il y a 50 ans, mai-68, le plus important mouvement social français de la fin du XXe siècle, la plus grande grève de l’histoire de France avec des millions de grévistes. Une action commune de toutes les professions, du privé comme du public, avec la jeunesse, pour peser sur les décisions politiques et patronales.

Après avoir délibérément résilié mon sursis pour étude, le 1er sept-1967 et avoir été incorporé illico au 75è RIP pour y effectuer un « faux-semblant » de classes, je suis affecté comme gestionnaire au self du quartier Général Frère avec la permission d’un « officier orienteur » m’autorisant à poursuivre mes études interrompues.

En contre partie, j’avais pour missions d’alphabétiser le chauffeur illettré affecté à mon service avec son 4×4 pour récupérer le ravitaillement quotidien aux « Subsistances » [1] devenues aujourd’hui « Centre culturel ». De plus, j’essayais autant que faire se peut de poursuivre mes études comptables par Télé Enseignement.

Les permissions journalières que je m’octroyais pour la journée restante et la nuit entière, étaient synchronisées entre ma contribution à un groupe de réflexion JOC sur notre vie, notre avenir et pour une société plus humaine, avec plus de liberté, de démocratie, de justice sociale … !

C’était parti pour une aventure rythmée entre une vie étudiante active en FAC de Droit du travail et de la Sécurité Sociale à Lyon 3, durant 16 mois (+10 jours de bonus*) d’un service militaire tout aussi actif y compris dans la rue avec les copains et les manifestants !

Et pour compléter le tableau, +10 jours d’arrêts*, pour acte de rébellion … pour s’être exempté de tire au PM afin de pouvoir rassasier la troupe, avoir participé à la rédaction de devises contraires à la discipline …. Cette accumulation d’initiatives, d’opportunités et de responsabilités a été déclencheur de prise de conscience collective mais aussi personnelle.

Cela a facilité bien des orientations et d’adaptations à la vie active, m’incitant avec la bande de copains à devenir acteur des changements profonds et indispensables de notre société, à imaginer des alternatives à l’ordre économique, social et culturel établi, à envisager un État au service de l’Humain et non du capital … De quoi donner des sueurs froides à ceux qui, aujourd’hui, se proclament « et de droite et de gauche » pour en liquider un héritage durement acquis.

Un printemps social 2018 qui s’inscrit aussi dans un contexte social très agité où retraités, étudiants, chômeurs, sans papiers, réfugiés, fonctionnaires, hospitaliers, cheminots, salariés de Carrefour, des Galeries Lafayette, des Ehpad, d’Air France … expriment leur mécontentement.

Les ordonnances Macron sur la loi Travail donnant les pleins pouvoirs au patronat pour abuser du droit de licencier, démolissant le Code du travail, démantelant les instances représentatives du personnel, réduisant les droits syndicaux, cassant les statuts etc. Des attaques tout azimut, y compris pour les retraites avec la hausse de +1,7% de la CSG alors que l’ISF est supprimé pour les riches, ce qui se traduit par la baisse de -1,84% sur notre pension nette …

Sans parler des attaques au droit au logement avec son cortège d’expulsions, la baisse de 5€ des APL.  Et dernièrement l’atteinte aux droits des personnes en situation de handicap pour lesquels « La République en Marche » a voté la diminution drastique du nombre de logements accessibles dont le pourcentage construit passera de 100 % à 10 % … loin de répondre aux  besoins des séniors. Un couple  de la résidence réclame sa mutation dans un logement adapté depuis l’hospitalisation à domicile de madame (89 ans) maintenant en fauteuil roulant et suite à l’installation de son lit médicalisé prenant toute la chambre, son ami (83 ans) à dû s’installer sur le canapé étroit du salon/cuisine. Depuis monsieur est tombé du canapé et attendent leur mutation dans un appartement où il puisse dormir sans risque dans un vrai lit

Pour la Santé, la même stratégie a conduit la majorité à vouloir supprimer dans la Constitution les mots « Sécurité Social » pour le remplacer par le mot « protection ». Face au tollé des syndicats, la REM a dû battre en retraite et retirer son amendement. L’objectif du gouvernement est de remettre en cause le système actuel de redistribution entre actifs et retraités, entre personnes bien portantes et malades … Au delà de ce recul des parlementaire REM, la logique de sape des fondements de la Sécu reste cachée dans le projet macronien.

Mai 68, a été incontestablement porteur d’avancées sociales et sociétales.

Certains médias tentent de faire croire à ceux qui n’ont pas vécu ces événements, que les syndicats ont été débordés et qu’ils n’ont pas vu venir Mai-68. La réalité est ou autre : hausse des prix, dégradation du pouvoir d’achat, attaque sur les acquis entrainèrent des luttes et des grèves importantes tant à Paris qu’en province

Rappel de quelques dates AVANT-PENDANT-APRES MAI 1968

  • 1954-1962 : guerre d’indépendance, de décolonisation ou révolution algérienne.
  • 1958 : crise de régime  tous les pouvoirs octroyés au Général de Gaule.
  • 1966 : Appel de tous les syndicats à manifester, les luttes se développent jusqu’en Mai-68.
  • Aout-67 : Ordonnances pour démanteler la Sécurité Sociale, grand acquis de la libération ;
  • Mars-68 : grève de 22 jours aux usines Rhodiacetat puis chez Berliet avec fermeture de l’usine
  • Mai-68 : A la demande de réalisateurs (Truffaut, Goddard, Berry, Malle, Polanski …) en solidarité avec les étudiants et les ouvriers le 21é festival[2] de Cannes est clôt de façon anticipée, sans attribuer aucun prix.
  • 17 mai-68 : grève nationale puissante pour défendre la Sécurité Sociale ;
  • 27 mai-68 : Constat de Grenelle, « un texte très important qu’aucune organisation syndicale à signé mais qui servira de base aux très nombreuses négociations ultérieures »
  • Le monde bout, la guerre du Vietnam bat son plein. En août-68 les troupes soviétiques mettent fin au Printemps de Prague, Martin Luther King est assassiné le 20 avril-68

    A ta santé, Gégé

[1] Couvent jusqu’au XVIIIe siècle, rebaptisé « Subsistances militaires » où se préparaient les rations des Poilus puis lieu de stockage jusqu’en 1991 servant à ravitailler les services de l’ordinaire (cuisines des casernes de la région, et transformé en 2003 en lieu dédié à la création artistique international.

[2] Festival de Cannes dont la Cgt est l’une des organisations fondatrices en 1946.

Lynfo-128 CRISE DE FOI

« L’énergie des militants : du logement Cnl, Cgt, Po [1] … permet d’assurer malgré tout, et le rire gai-rit »

Jeannot mange tout ce que l’on lui donne, savoure son velouté du soir et s’il ne termine pas tout son menu il me laisse le finir … Avec ou sans calories, pour diabétique ou non, une chose est certaine c’est qu’il aime bien les choux à la crème fraîche, le Sunday de chez McDo, le chocolat à la liqueur, les bonbons au miel ou au sapin, les bouteilles de pousse-café … à en attraper une crise de foi même n’est pas bon pour son cancer du foie, mais qu’importe du moment que ça passe bien !

Jeannot a un regain de forme : il peste contre des prescriptions médicales bizarroïdes de HEH comme la « Lysopaïne sans sucre » pour soigner sa toux qu’on lui a refilé et qu’il m’a redonné ; il s’emporte contre le bleu de 15,7 cm de diamètre qu’il a constaté sur sa poitrine à son retour de la chambre de Perfusion (PAC)  implantant sous la peau  en vue d’une  chimio qu’il réfute : par crainte je ne sais de quels effets secondaires ou d’avoir à dépasser l’espérance de vie fixée par l’OCDE à 82,4 ans ! … il peste contre le régime … imposé par HEH, l’absence de vin, de café et de massages, mais plus contre l’absence de pain et de boursain accompagné d’un petit verre de vin millésimé … et du régime alimentaire dont il est miraculeusement dispensé depuis qu’il est au PG des invalides ;

L’iHôpital du futur !

Jeannot fulmine de devoir revenir sur les lieux du crime après avoir roulé pendant 24 ans pour les Hospices Civiles de Lyon comme chauffeur toute catégorie (tous permis) du Véhicule Sanitaire Léger pour la livraison du courrier, ou du PL au service de la blanchisserie devenue inter-hospitalière depuis. Il a raison de fulminer en voyant combien le manque de personnel soignant ou non dans les hôpitaux est aujourd’hui dramatique !

Jeannot ne sait pas pourquoi il a été exilé à l’Hôtel Pierre Garraud devenu « invalide », dans un lieu de retraite perdu la haut … sur la colline ! Mais là au moins son copain Barbar aura perdu sa piste ! N’importe comment son dernier Patron ne l’aurait pas reconnu, car il n’a jamais eu l’occasion de le croiser et cela depuis 15 ans qu’il est sous ses ordres. Un seul regret, Jeannot s’éloigne un peu plus de la viede ses ami(e)s, de sa famille et de Jojo sa personne de confiance qui le visitaient à HEH !

Jeannot a de quoi se rebeller quand on ne lui dit pas si cela va se terminer avant le 1er avril date d’un anniversaire à fêter auquel il compte participer ! Avec ses soins palliatifs (et pas seulement avec des pilules contre la constipation…)  les médecins s’acharnent à soulager sa souffrance physique, psychique, sociale et spirituelle, et à préserver la meilleurs qualité de vie possible … jusqu’à quand … sur une échelle de 1 à 12, se demande-t-il !

Je ne sais pas si ses dernières volontés testamentaires me sont favorables, ni les motifs de son choix pour vouloir terminer ainsi … mais aucun doute que les puissants patrons de l’ordre des hospitaliers ont eu le dernier mot dans leur décision de son lieu de repos … à lui donner le tournis en le transférant d’un lit à l’autre ou d’un établissement à l’autre ! Dur dur la fin de vie !

Retour en arrière sur Lynfo n°35 suite à ma redécouverte du milieu hospitalier mais comme patient cette fois, préfigurant une fin de vie heureuse racontée dans l’extrait de mon blog « atasantegege » de juillet 2013. Après m’être informé auprès de la Cgt de chez Léon sur le droit de me faire mourir, ou plutôt de me laisser mourir resté sans suite pour en avoir réchappé. Je consacre mes visites à Jeannot pour effectuer la mise à jour de mon article avec la loi Claeys-Leonetti du 2/2/2016 qui depuis, pose le principe que « toute personne a droit à une fin de vie digne et apaisée sous condition de directives anticipées, de décisions collégiales …« .
Les professionnels de santé peuvent maintenant mettre en œuvre tous les moyens à leur disposition pour que ce droit soit respecté. Des soins palliatifs 3] jusqu’à la sédation profonde et continue, substances antidouleur qui endorment à tout jamais, sous réserve bien sur de la prise en compte de la volonté du patient avant d’être en phase terminale … et d’avoir accessoirement établi son testament pour léguer, comme moi et Jeannot l’avons fait,  notre corps à la science pour la vie et la recherche.

On ne guérit pas d’un cancer, on en « ré-missionne » !

En mémoire de celle que j’ai en partie perdue avec ma dernière chimio, Jeannot m’a rappelé notre jeunesse sur les chemins de l’humanité … depuis Paris67 où il venait d’être promu aumônier de la JOC (F) … à Paris74 et plus tard avec notre équipe ACO … OUI aujourd’hui notre PO de Jeannot continue d’assurer malgré tout ! La vie est plus forte que la mort diront certains ! D’autres en rigolent jaune … normal quand il s’agit du foie !

A ta santé sacré Jeannot et que ta volonté soit faite ! Gardes courage car tu n’es pas encore tout à fait au bout du chemin ! Vive la Vie tant qu’elle peut être vécue en bonne santé ! A+ Gégé

[1] CNL : Confédération Nationale du Logement ; CGT : Confédération Générale du Travail ; PO : Prêtre Ouvrier

[2] Une des particularités du travail en soins palliatifs est l’importance des bénévoles. On compte de nombreuses associations : 2/3 regroupés à l’UNASP (Union Nationale des Associations pour le développement de Soins Palliatifs) ; 1/3 au sein de la fédération JALMALV (Jusqu’A La Mort Accompagner La Vie). L’accompagnant est un témoin, un être humain qui exprime simplement sa solidarité avec un autre être humain, dans le respect des différences et du désir de celle ou celui qu’il accompagne.

[3] Dispositifs offrant une prise en charge et l’accompagnement en soins palliatifs : Avoir le choix, c’est stressant

·       Service d’Hospitalisation à domicile d’une structure hospitalière, avec participation les professionnels libéraux du patient permettant de maintenir à domicile celle ou celui qui le désire.

·       Réseau de soins palliatifs coordonnant les autres structures et maintenant le lien entre les professionnels en charge du patient. Il participe activement au maintien à domicile des malades qui le souhaitent.

L’Unité de Soins Palliatifs (USP), structure d’hospitalisation d’environ 10 lits accueillant pour une durée limitée les situations les +complexes et/ou les +difficiles. Mission : soins-enseignement-recherche.

·       Au sein d’un service d’hospitalisation par une Equipe Mobile de Soins Palliatifs (EMSP) : prise en charge globale du patient et de son entourage. Mission : aide, soutien, écoute active, conseils aux soignants, assurer un repli des patients du domicile.

·       Le maintien au domicile requiert : disponibilité d’une équipe de proximité et de coordination (médecin traitant, infirmier(e), kiné, auxiliaires de vie, famille etc. ) ; capacité de l’entourage d’assurer ce maintien à domicile ; expertise médicale (évaluation de la douleur) ; expertise sociale et accompagnement psy si nécessaire ; mise en lien avec l’association de bénévoles d’accompagnement.

Lynfo-123 BIEN VIEILLIR CHEZ SOI !

ACCIDENTS DE LA VIE COURANTE : SOIS VIGILANT !

Attention à la fracture numérique !

« D’ici 2035, la population des plus de 75 ans progressera de 55 % en Europe pour atteindre 68 millions d’habitants. 30 % des personnes âgées chutent au moins une fois par an mais ce pourcentage augmente avec l’âge, les femmes tombent plus que les hommes, 90% des chutes concernent les plus de 65 ans« , celle de Gégé s’est produite à 69 ans et celle d’Edmonde à 94 ans !

« Plus de 40% des personnes hospitalisées après une chute ne peuvent plus retourner vivre chez elles«  exception faite pour Edmonde qui malgré la fracture de son épaule gauche+main droite et pour Gégé  la fracture de son humérus droit+main gauche, ont pu réintégrer leur foyer moyennant quelques adaptations.

Ces statistiques de mauvaise augure, sont hélas la réalité même si tous les deux ont eu la chance de s’être fracturé l’épaule plutôt que le col du fémur ce qui aurait alors causé un handicap supplémentaire important.

Établissement de rééducation, … une bonne occasion pour avoir de la visite tous les jours !

La chute est l’un des accidents le plus fréquent mais aussi l’un des plus redoutés des séniors et peut avoir des conséquences douloureuses marquant parfois le début d’une perte d’autonomie plus graves conduisant à l’hospitalisation comme cela a été le cas pour Maman, et pouvant rendre parfois plus difficile le maintien à domicile … mais l’avenir nous le dira ! L’entrée en maison de retraite médicalisée[1] est alors prescrit par le médecin. Cette fois Maman l’a échappée belle. Quant à Maryse & Gégé à titre préventif, ils vont courir s’inscrire sur la liste d’attente d’un EHPAD.

Diminution de la vision, de l’audition, troubles de l’équilibre et cognitifs sont les principaux facteurs à l’origine de ces chutes. Un accompagnement ou un environnement mal adapté peut aussi constituer un risque. Ces troubles augmentent avec le vieillissement, mais ne sont pas irrémédiables.

Des solutions pour éviter ta chute et limiter son impact : la plus économique est la pratique en groupe d’une activité physique essentielle pour entretenir sa vitalité et son morale. Gégé t’invite donc à te joindre à nous en confirmant ta venue ce dimanche 17 septembre pour une petite ballade sans rien se casser !

Car l’adaptation du logement pour continuer à vivre chez soi reste onéreuse et engendre des coûts supplémentaires de l’ordre de 5 à 8 000 €. … Un plan[2] d’aides individualisés est aussi proposé par l’équipe médico-sociale et peut comporter des heures d’intervenant à domicile comme cela est le cas maintenant pour maman qui a en plus une auxiliaire de vie matin et soir, le portage de repas, le kiné etc. … .

Les aides à la dépendance comprennent tous les frais liés à l’assistance nécessaire à la vie quotidienne. Elle est subordonné au GIR de la personne (grille ci-dessous) et peut aussi donner droit à l’APA[3], à une réduction d’impôts, à des aides techniques : pendentif de téléassistance, fauteuil roulant, déambulateur, coussins-matelas anti-escarres, climatisation etc. …

Personne qui n’a pas perdu son autonomie pour les actes de la vie courante. Ne peut pas bénéficier de l’APA
Se déplace à l’intérieur du logement, s’habille, s’alimente seule mais a besoin d’une aide ponctuelle pour la toilette, préparer ses repas et le ménage. Ne peut pas bénéficier de l’APA
N’assume pas seule son transfert, mais une fois levée, peut se déplacer dans son logt parfois aidée pour la toilette et l’habillage mais s’alimente le plus souvent seule
Conserve son autonomie mentale, partiellement son autonomie locomotrice, mais nécessitant plusieurs fois par jour des aides pour son autonomie corporelle
>ATTENTION< Confinée au lit ou en fauteuil, aux fonctions intellectuelles non totalement altérées, nécessite une prise en charge pour la plupart des activités de la vie courante ;ou la personne aux fonctions mentales altérées, mais avec capacités locomotrices
>   PRÊT  <   Ultime niveau de dépendance complète, sans autonomie, correspondant d’une personne âgée confinée au lit ou en fauteuil, dont les fonctions mentales sont gravement altérées et qui nécessitent une présence indispensable et continue d’intervenants
> PARTEZ     <Que peuvent bien se dire ces deux malades shootées à mort après un cocktail de médicaments bio-tonic ?(*)
 GiR-6  GiR-5  GiR-4  GiR-3  GiR-2  GiR-1  GiR-O
(*) Réponse du gag (humour noir) : « Les jeux sont faits je paye mon cancer, tu payes ta cirrhose et le premier qui meurt a gagné ! »

 

[1] EHPAD ou Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes également connu sous la dénomination MAISON DE RETRAITE, dédiée à l’accueil des personnes âgées de plus de 60 ans en situation de perte d’autonomie physique et/ou psychique et qui ne peuvent plus être maintenues à domicile. Elle est souvent mal vécue par la personne concernée comme par ses proches. De plus la pension complète s’avère être très coûteuse (environ 1 700 €  à +3000 € par mois).
[2] Les obligations d’ACCESSIBILITE (loi 13/07/1991) dans les logements collectifs et autres lieux de vie ainsi que les réglementations en faveur des personnes à mobilité réduite et dépendantes s’appliquent dans la construction neuve, mais peu en réhabilitation. Il appartient à l’usager, à ses aidants et aux professionnels du bâtiment de trouver la solution de travaux pour adapter son habitat.L’objectif est de profiter de son logement, y accéder, le sécuriser, cheminer, voir, utiliser les équipements ; faire sa toilette : WC (surélevés), lavabo, douche à l’italienne, siège de douche mural, barres de maintien, revêtements de sol antidérapants … ; pouvoir cuisiner : accéder aux rangements, aux plans de travail, à l’évier … ; cheminer : dans un dégagement, ouvrir sans peine les portes (somme de la largeur de la porte et du couloir supérieure à 2 m) ; portes coulissantes plus aisées à manipuler à condition de bien positionner les poignées et de le pas être trop lourdes, pose de volets roulants, automatisés, éclairage adapté … ; se garer facilement etc.
[3] APA ou Allocation personnalisée d’autonomie concerne aussi bien la personne âgée vivant à son domicile que celle vivant dans un établissement d’hébergement, destinée à celle ayant besoin d’une aide pour l’accomplissement des actes essentiels de la vie courante, parce que son état ne lui permet pas de les assurer seule. Elle est modulée en fonction du degré de la perte d’autonomie et des ressources de l’intéressé. Il n’y a aucune récupération sur la succession du bénéficiaire. L’APA est un droit universel : la seule condition pour en bénéficier est la perte d’autonomie pour la personnes de plus de 60 ans, quel que soit son revenu. psychiques, fonctionnels, sociaux, environnementaux, ainsi que les habitudes de vie et qui permet d’élaborer un plan de soins individualisé

Lynfo-122 THEÂTRE en vacances

Julien s’en va la haut siffler sur la Colline

Acte I : Après sa journée au théâtre de l’Est parisien, appelé aussi « Théâtre de la Colline« [1] Julien nous a renvoyé par colis SNCF, notre petit rat d’opéra « Joséphine » rejoindre sa cousine Juliette que Rémy & Amandine avaient livrées à la fin de notre cure thermale. Le scénario se passe non loin de la source du Pestrin ou coule la précieuse « Ventadour » de renommée internationale.

Acte II : Puis c’est le cirque, la trapéziste, le dromadaire, les chèvres et leur bouc, les toboggans et plongeons dans l’Ardèche, la piscine en eau thermale à 30°, les lumignons et le feu d’artifice du 14 juillet, le grattage des piqûres de moustiques, l’échec au permis de tonte du gazon, les balades sur les hauts de Neyrac, le mistigris qui s’échappe du jeu, la balançoire et les « pétacles » à tout heure, la tablette de chocolat … et celle de Gégé, l’éco-pain du vendredi avec leurs tartes (oignons, carottes, courgettes … et bien sur les siestes avec en fin soirée les interminables histoires chantées de Maryse !

 Dernier Acte : De son loft aux  cheminées fumantes Rémy vient nous rejoindre et Julien Claire descendent de leur colline du 20ème, pour récupérer leurs rejetons. Ils avaient chacun amené leur dernier né : le tonitruant Basile (2ans) et le petit ver rampant Lucien (9 mois) … de quoi animer notre prochain séjour à Neyrac !

Beaucoup de cinéma pour résumer en quelques mots une belle histoire : celle du théâtre qui au début de ses « 25 siècles d’existence, se déroulait en plein air. Qui dit plein air dit entrée gratuite, qui dit entrée gratuite dit subvention, qui dit subvention dit service public. Service public de divertissement mais aussi d’enseignement«  ! ! !

Entracte : Connais-tu le slogan « 1 minute de RiRE est aussi efficace que 40 minutes de RELAXATION » ? Rire pour décompresser et dédramatiser une situation, donc prendre du recul et faire tomber la pression c’est bon pour la santé ! J’envie Maryse au sourire permanent (ou presque !) de pouvoir ainsi se relaxer toute la journée … sans pour autant avoir la sensation de bien-être et de sérénité vantée par cette Pub !

Le rideau se baisse sous les applaudissements de tous, les acteurs reviennent : « il n’y a pas de moments ordinaires » pour cette petite quinzaine ardéchoise ensoleillée de FOU-RIRES avec nos grands et petits enfants qui sont, pour nous, grands parents, source d’une joie immense.

Merci encore à Cathy, Sylvie et Francis qui, une fois de plus nous ont permis de bénéficier de vacances extraordinaires pleines de confitures, de framboises, d’abricots, d’oeufs et de légumes frais. Merci à nos enfants de l’aide apportée au séjour de leurs enfants. A la santé de toutes et de tous ! Gégé

[1] Le théâtre de la colline fait partie des 6 théâtres nationaux avec la Comédie-Française, l’Odéon, le Théâtre National de Chaillot, l’Opéra Comique et le Théâtre National de Strasbourg. C’est un Etablissement Public Industriel et Commercial (EPIC) créé pour faire face à un besoin qui pourrait être assuré par une entreprise commerciale, mais qui, compte tenu des circonstances, ne peut pas être correctement effectué par une entreprise privée soumise à la concurrence.
Il réuni créateurs, auteurs et penseurs en donnant notamment la parole aux adolescents, la nature politique de l’écriture et la place fondamentale qu’elle peut avoir dans la vie publique, pour questionner le monde d’aujourd’hui, poser la question de la mémoire et de l’héritage, de l’exil dont le drame se noue sur plusieurs continents.
Le dramaturge libano-canadien Wajdi Mouawad est à la tête du prestigieux théâtre national de La Colline, (http://www.colline.fr/), « un auteur qui vient affirmer le choix d’un théâtre du récit, lyrique, populaire et métissé ».

Lynfo-120 BULLETIN DE SANTÉ

SENIOR 3 ANS ½ APRES LE DELUGE !

En attendant la publication des résultats de l’étude clinique LNH209-1B organisée par le CHU de Nancy avec 650 patients en Europe qui comme moi ont donné leur consentement pour se prêter à la recherche biomédicale sur ce type de cancer.

Ne comptant plus sur une « rechute » improbable pour que Maryse (qui ne le sait pas !) puisse toucher « l’assurance souscrite (en 2013) pour assumer les conséquence dommageable de la recherche pour la personne qui s’y prête ».

Pour fêter la date anniversaire de mon accueil dans la grande famille FLE de chez Léon, je t’invite à réserver le dimanche 17 septembre, pour un pique-nique familial au parc de Miribel Jonage.

Je te livre mon BILAN DE SANTE habituel, réalisé maintenant tous les semestres chez Léon ou je retourne chaque mois pour tenir la permanence de France Lymphome Espoir, pour participer à l’atelier mémoire ou encore effectuer au parc de Parilly la marche nordique hebdomadaire coaché par une Activité Physique Adaptée (CLIC sur CLB APA). C’est ma façon, avec la cure thermale annuelle de me maintenir en forme, pouvoir rester dans la course à la santé et entretenir mon style de vie actif même s’il est improbable de refaire comme avant 17 à 20 km lors de la rando du mercredi !

Bon puisque c’est bien parti pour parler de ma santé, voici le dernier bulletin de Léon en langage de technicien : Acquisitions hélicoïdales réalisées après injection intra-veineuse de produit de contraste iodé (surement au sel de Guérande) Omnipaque 350, 105cc, 2005 cc/secondes avec SCANNER Siemens Somatom définition AS 81643/02/M, du cou, du thorax abdomen et pelvis : Stabilité des plaques athéromateuses calcifiées des bifurcations carotidiennes, prédominant à droite ou il existe une sténos (typiste) estimée à 50% (à temps partiel. Goitre multi-hétéronodulaire connu depuis le passage du nuage de Tchernobyl ; Stabilité des 3 micro-nodules intraparenchymateux pulmonaires connus, aspécifiques Ah bon ! j’ignorais qu’il en restait encore !

CONCLUSIONS : l’examen général est normal par comparaisons avec le dernier : aspect scanographique d’une réponse complète. Ouf ! il n’y a rien d’autre, enfin presque : ça me démange plus qu’avant, je ne peut pas m’endormir avant 2/4h du matin, j’ai perdu 3 kg, j’ai des crampes à me tordre de douleur, je perd de plus en plus de mémoire, ma fracture humérale droite est encore douloureuse, des douleurs dans les cervicales, dorsales et lombaires persistent et en dehors d’une hyperglycémie à contrôler mon bilan biologique est normal, mon test mémoire est dans la norme. Pour faire le tien CLIC sur >Alzheimer précoce  … Enfin, tous mes facteurs de risque de vieillissement sont bien pris en charges !

RECOMMANDATIONS MÉDICALES : votre alimentation semble équilibrée mais essayez de manger plus de fruits (y compris secs) et de légumes ; diminuez le lait en raison de l’arthrose ;  buvez par jour entre 1,5 et 2 litres d’eau du robinet ou d’eau de source pur plus chère (de Ventadour ou Salvétat) ; diluez de moitié les jus de fruits trop sucrés ; utilisez les escalier plus souvent ; faites du Tai Chi, Qi Gong ; effectuez une semaine de cure de magnésium ; 3 semaines de cure thermale ; diminuez la trop grande activité cérébrale actuelle, surmenage délétère pour la concentration ; favorisez les activités de détente et relaxation massages

Merci docteurs de veiller à la santé de Gégé