Lynfo-34 Savoir quoi dire

… pour briser la conspiration du silence ?

Il faut en parler … ne pas tenir à l’écart sa famille, ses proches, ses amis. Dans le souci légitime de les protéger, ne pas ne pas les perturber, le premier réflexe est de les tenir à l’écart pour préserver l’image qu’ils se font de vous.

En ce sens, mon fils Julien, en réalisant le blog « à ta santé » (www.atasantegege), qu’il m’appartient de mettre à jour, me permet de réaliser en partie mon souci de partager parfois avec humour, les moments forts vécus durant les diverses étapes de ce cancer.

Puis, sur conseil de Dominique, mon accompagnatrice en Santé du Centre Léon Bérard, j’ai annoncé la nouvelle à Maman qui s’inquiétait de ce que son fils ne lui ai pas rendu visite depuis +2 mois.

Et maintenant, je bouquine des revues spécialisées (clic sur ces extraits > Lynfo-34 libere_la_parole), des livres comme « Anatole l’a dit », une histoire pour enfants, afin de ma familiariser avec le vocabulaire à utiliser avec Joséphine, notre petite fille de +3 ans que nous allons avoir quelques temps avec nous pendant les vacances. Eux aussi ont droit à la vérité, parce que quand on ne sait pas, ce qu’on imagine est toujours pire que la réalité. De toute façon, ils savent car ils interprètent à demi-mot toutes nos conversations y compris celles échangées sur internet avec skype !

Par exemple, personne n’ignore les effets secondaires des traitements (perte de cheveux, fatigues momentanées …) et il est important de savoir que cela se soigne. Il est capital de ne pas employer le mot « guérir », quelle que soit l’issu de la maladie, au risque d’être sérieusement discrédité. Il est préférable de parler de rémission plutôt que de guérison même si la médecine faite beaucoup de progrès et guérit plus de cancers qu’auparavant.

Dans les échanges, il est important de peser ses mots : ne pas mentir (Gégé est en réunion quant il est à l’hôpital), ne pas faire de chantage (si tu pries, Gégé guérira), ne pas interdire de venir me voir à l’hôpital, ne pas prononcer des phrases telles que « tu m’épuises », « tu vas me tuer » qui peuvent entretenir une réelle culpabilité si une suite malheureuse survient effectivement …

« Finalement, il suffit d’avoir confiance aux capacités de tous face à cette épreuve, pour en ressortir plus mûrs et grandis. Le plus important est de garder confiance car c’est la force qui permet d’avoir confiance en nous-mêmes et en la vie. »

A ta santé et que la force soit avec toi ! clic sur le triangle ci-dessous :

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